Projet

Pour la reconstitution d’une

Association des Amis d’Abel Hermant

abelhermantCréée il y a quelques années par le Québécois Olivier Sorin, l’Association des Amis d’Abel Hermant a souffert de la dispersion géographique de ses membres : sa faible activité, peu mobilisatrice, n’a pas permis le recrutement d’admirateurs en nombre assez grand pour raviver la mémoire d’un écrivain resté largement méconnu. Faute de règlement annuel, la page de l’association sur la Toile a disparu.

Or, les découvertes d’Olivier Sorin sur la vie d’Abel Hermant sont précisément de nature à relancer l’intérêt pour cet académicien français digne de figurer au Panthéon des Lettres françaises.

La présente page constitue un appel en vue de réaliser les objectifs suivants :

  • Permettre aux admirateurs d’Abel Hermant de se connaître afin de partager leurs connaissance sur cet écrivain.
  • Créer en France, à cette fin, une Association selon la loi de 1901 des Amis d’Abel Hermant.
  • Éditer un cahier consacré à l’étude de son œuvre et de sa vie, cahier qui sera de périodicité au moins annuelle.
  • Faire vivre un site sur la Toile comme vitrine ou un point de ralliement de l’association.
Les personnes intéressées peuvent contacter :

LezamidabelH@protonmail.com

Quelques jugements de contemporains sur Abel Hermant

Abel Hermant a saisi le roman quand il était tout embourbé dans l’ornière naturaliste pour le porter jusqu’à ces régions raffinées où un Marcel Proust, par exemple, n’avait plus qu’à assurer les relais… Nous affirmons sans hésitation que toute la minutie du Temps perdu, toute la psychologie du snobisme de cette prodigieuse comédie mondaine n’eussent pas été littérairement viables sans les assises que M. Abel Hermant leur a donné par ses romans, la vivacité parisienne de son regard et de son esprit.

Gérard Bauer

Abel Hermant occupe une place éminente entre ceux qui ont poussé la psychologie romanesque hors des voies de la légende, sous la clarté fine et cruelle de la vérité. Par le choix de ses sujets, il appartient au XIXe siècle : c’est un peintre de mœurs. Il partage avec Proust l’honneur d’avoir assisté, chroniqueur impitoyable, à la décomposition d’une société. Il ne s’est pas retiré dans la solitude comme Proust, pour y rédiger ses mémoires. Il travaille, dirait-on, dans le tumulte, sous l’œil même de ses victimes, je veux dire de ses modèles. Ainsi demeure-t-il en proie au monde qu’il a châtié.

Georges Duhamel

« Il y a Hermant !… Si plus tard on veut connaître ce qu’étaient les mœurs, les attitudes, les façons de penser – pour si peu qu’elle ait des façons de penser – de la bourgeoisie, de la société politique et mondaine de notre pays dans les dernières années du XIXe siècle et au début du XXe, c’est à lui qu’on ira… »

Propos d’Anatole France rapportés par Pierre Mille

Du style de cet humaniste nous croyons superflu de rien dire ici. L’Académie ne saurait longtemps bouder un écrivain qui, au même titre qu’Anatole France, mérite d’être aimé comme le dernier classique.

François Mauriac

Monsieur Abel Hermant décrit la rive droite
D’un pinceau clairvoyant et d’une plume adroite.
Il cherche moins l’effet, dans son art, que le trait.
Peintre d’histoire, ici, là, peintre de portraits,
Ne se souciant pas de flatter ou de plaire,
Il fait exactement, toujours, ce qu’il veut faire.
Les gens qu’il peint, d’abord, il les peint ressemblants.
Non pas la ressemblance en surface, qui ment,
Qui dit peindre un visage et qui ne peint qu’un masque.
Parfois on croit qu’il rit, tant il paraît fantasque.
Sur les tréteaux, sur les bateaux, ou sur « le Quai »,
Voici, presque bouffon, son jeu dialogué
Où, lucide héritier d’une grande maison
Il est digne souvent de rappeler Molière.
On reprendra plus tard ces légers livres-là
Et le poids qu’il auront, l’avenir le dira.

Jean-Louis Vaudoyer

Les sots disent d’Abel Hermant qu’il est un écrivain sec ; ils l’auraient sans doute dit de Stendhal s’ils avaient vécu en un temps où il fallait l’avoir lu pour le connaître. C’est que les sots,  ayant peu de sensibilité, reconnaissent mal celle des autres : ils confondent pudeur et froideur.

André Maurois

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